SAUVETAGE EN HAUTE NORMANDIE |
| Voilà
bientôt 2 ans que deux membres, originaire de Haute-Normandie,
de « l'Amicale Vendeuvre », Xavier Décultot
et Pierre Grenier ont entamé la sauvegarde d'une petite
batteuse Vendeuvre. Mais pour commencer revenons au début
de cette longue histoire.Elle débuta un samedi jour de
sorti du « canard local » (Le Courrier
Cauchois). Nos deux compères ont pris l'habitude de commencer la lecture du journal par les dernières pages où se trouvent les petites annonces et entre autres celles du matériel agricole. Après un bref coup de vu dans la colonne un passage retient leur regard : « V. petite batteuse mécanique convenant pour collection » et un numéro de téléphone. Aussitôt vu, aussitôt composé, le monsieur est très sympathique de plus ils le connaissent car il est concessionnaire Deutz-Fahr dans la région, rendez-vous est pris pour le samedi suivant. Nos deux membres se rendent chez le concessionnaire où il découvre en sa compagnie une petite batteuse recouverte par une bâche plastique derrière latelier. Lexamen de la bête peut alors commencer, dabord il faut établir la marque de lengin. Après une brève observation ils trouvent les lettrages cachés sous une fine couche constituée de poussière et de graisse (sale mais très protectrice), La machine savère être une Vendeuvre. Létat mécanique est satisfaisant, la machine est équipée dun lieur Mc-Cormick mais les courroies ont toutes disparues. Les bois nont subit aucune attaque et la corrosion na pas sévie sur la ferraille. Les deux compères sont séduits et décident de repartir avec la machine, un prix est fixé et un plateau prêté par la concession va servir à son rapatriement. Voilà laffaire est conclue et il ne reste plus quà remiser la machine dans latelier avant dentamer la restauration. Petit tour dans la cour avec le Farmall cub et séance photo sont dactualités pour lévénement. Une fois dans son nouveau logement la batteuse va subir un examen très approfondi pour dépister toutes les anomalies qui pourraient sêtre glisser au fil des années. Le démontage
va donc pouvoir commencer : Ensuite les deux essieux ont été déposés pour permettre le calage de l'engin et ainsi continuer le « chantier » en toute sécurité. La première partie déposé fut le plancher (dans un état avancé) du dessus de la batteuse. Une fois le couvercle de batteur déposé il était possible d'avoir un aperçu des entrailles de la batteuse. La sortie des 4 secoueurs fut ainsi facilitée et il ne restait plus que la table de secouage en forme d'entonnoir pour maintenir toute la machine. Pour vraiment effectuer une remise en état digne de ce nom nos deux petits Normands ont donc littéralement désaccoupler les montants de la machine. Après deux bon mois (week-end et mercredi après midi) le démontage est totalement terminé. Voici quelques photos pour situer l'avancement du « chantier » : Maintenant que le démontage est terminé le processus s'inverse et il faut remonter. Pour ce qui est des pièces de bois comme les montants et les traverses un ponçage approfondis et un passage de deux couches d'apprêts est effectué. Les faces intérieurs sont peintes en orange Vendeuvre (RAL 2004) avant leur ré-accouplement. Pour ce qui est de l'entonnoir le châssis en bois est aussi poncé et passé à l'apprêt. Les tôles étant très attaquées elles sont remplacées par de la tôle aluminium. Le tout est peint en orange. Le ventilateur est aussi démonté, le bois poncé et peint, l'arbre sablé et peint et les roulements vérifiés. Les tôles sont aussi remplacées. Un lot de pièces métalliques est envoyé au sablage, il contient entre autre les essieux et les arbres de batteur et de secoueurs. Les deux organes les plus important de la machine sont prêts il ne reste donc plus qu'à remonter le tout. La table de secouage et le ventilateur sont remontés au sein de la batteuse matérialisée par les montants qui sont de nouveaux assemblés. |